Et Sarkozy le minuscule
Rambaud est un auteur qui suscite l’intérêt de l’époque
mais on devine malheureusement, et avec ce livre un peu plus, que sa
notoriété sera balayée par les années qui ne manqueront pas de
s’écouler. Et pourtant « François le petit » a été
écrit pour le futur, pour dans cent ans où l’on aura oublié
Hollande et son règne comme on a aujourd’hui oublié Jean Casimir
Périer et Armand Fallières, obscurs présidents de la IIIème
république, pour une époque où l’on prendra plaisir à revivre un
morceau d’histoire de France.
On peut aisément reprocher à
Rambaud de manquer d’originalité, d’avoir la satire facile, même
s’il ne fait que relater des faits avec des mots orientés, il
recycle les poncifs les plus médiatiques en guise de critique.
Et satiriser, égratigner Hollande
n’est en fait qu’une manigance pour dégoiser et dégueuler un
peu plus sur Sarkozy qui est sa vraie cible, son véritable
antagoniste. Il entérine définitivement sa déception du
Hollandisme et sa haine du Sarkozisme.
Pour conclure, un livre faiblement
drôle, stylistiquement poussif, littérairement mineur et pourtant
relativement jubilatoire. Ses portraits des hommes et femmes
politiques sont généralement assez savoureux et les titres qui
précèdent leurs patronymes, qu’ils soient issus de la noblesse ou
du clergé, marquent une certaine vérité au delà de la farce.
Ce bouquin réussit le tour de
force d’être à la fois mineur et incontournable.
Samuel d’Halescourt
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