Du big bang à l’esprit de famille
Dans le premier livre du pentateuque, la Génèse, il existe deux
arbres au jardin d’Eden, le premier très connu, de la connaissance
et du bien et du mal dont les deux proto-humains croqueront la pomme,
et puis l’arbre de la vie, censé rendre immortel qui en goûterait
le fruit et Dieu narguant Adam et Eve, leur expliquant qu’à
celui-là ils n’auront jamais accès.
J’imagine que Malick veut nous parler de cet arbre
et de la possibilité de titiller l’immortalité par la filiation
d’où l’histoire de famille qui se situe dans le cœur des années
cinquante, là où son enfance s’est probablement déroulée.
C’est un film hautement mystérieux, mystique et
ésotérique, de l’épopée de la création, du big bang à
l’hégémonie terrestre de notre espèce. La lumière est sublime,
comme toujours avec Malick, qui inonde des cadres esthétiquement
irréprochables, qu’ils soient urbains ou floraux.
Petite publicité mensongère sur la présence de
Sean Penn au casting au même titre que Brad Pitt alors que l’on ne
le voit, et encore de dos, que 3 minutes au début et deux à la fin.
Le père est autoritaire et parfois brutal alors que
la mère n’est que conciliation et tendresse. Difficile de faire le
tri entre les souvenirs de Malick et la portée symbolique, le
message qu’il veut nous transmettre.
Pour conclure, du beau sur pellicule, du lyrisme
indéterminé, entre éternité et éphémère, une expérimentation
de l’immortalité mitotique.
A ne pas oublier la dimension christique de l’œuvre,
la plénitude et la grâce que peuvent offrir la révélation et la
foi. Le pardon d’un fils à son père qui entraîne la tranquillité
de l’âme.
Du bel ouvrage !
Samuel d’Halescourt
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