Réinvention du chenil au cinéma
Le principal intérêt de cette suite, qui en a peu, est le
personnage interprété par Louis Koo, entrepreneur charismatique en
pleine réussite qui veut s’emparer du poste suprême de la
prestigieuse triade. Apparaît trop peu Simon Yam, personnage
pourtant incontournable de l’esprit du diptyque, président en
place qui n’est exploité que comme un vulgaire troisième rôle,
négligeable au récit.
Cependant il n’y a pas
tromperie sur la marchandise et cette suite reste fidèle au premier
opus par ses cadres, sa photographie, son ambiance et sa réalisation.
Le sceptre, si important dans
l’original, n’a ici quasiment aucune importance, relégué au
rang de gadget, ce qui se comprend de la part de To puisque revoir la
cavalcade qui entourait sa captation aurait été redondant, du déjà
vu.
Bien que moyen, Election 2 reste
une belle carte de visite des potentialités du cinéma chinois de la
décennie écoulée, surtout en matière de polar.
L’imposante aire urbaine
alternant avec la quiétude campagnarde, l’explosion de violence
faisant place à la tranquillité des protagonistes.
Pour conclure, un pari à demi
réussi par Johnnie To, mais ne vaut-il pas mieux investir son
talent sur le prolongement d’un bon film plutôt que de se planter
lamentablement avec de l’inédit ?
Le parachute Election est
tellement fort qu’il ne peut pas complètement décevoir.
Samuel d’Halescourt
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